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Edgar Degas, Répétition d’un ballet, 1874, huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris.
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C’est dans la boite !

Où l’on apprend comment mettre des danseuses sur pause

Ces danseuses ne s’arrêtent pas un instant ! Un entrechat par-ci, une pirouette par-là... Elles sautent d’un bout à l’autre de la scène, virevoltant avec habileté. Avec tous ces mouvements, le peintre Edgar Degas n’a pas toujours le temps de les dessiner avec précision. Il voudrait étudier leurs muscles et la façon dont la lumière se pose sur elles. Si seulement il pouvait figer l’instant…

Son rêve devient réalité grâce à la photographie. Cette technique moderne passionne le peintre à partir de 1895. Il peut enfin étudier le corps des modèles aussi longtemps qu’il le souhaite. Degas soigne la justesse des attitudes dans les moindres détails. Et pour les jeunes femmes, le temps de pose est moins long, un avantage considérable. Car tenir les bras levés, en équilibre sur une jambe, tout en restant gracieuse n’est pas une mince affaire !

 

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Edgar Degas, Danseuses, 1899, The Toledo Museum of Art, Toledo.
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Et ce n’est pas tout. L’autre intérêt de la photographie, c’est cette capacité à fixer la lumière. Chaque éclat, chaque ombre est immobilisée pour l’éternité sur le papier photo. Quelle aubaine pour ce peintre dont les modèles ont la bougeotte ! Ces clichés deviennent donc des outils de travail indispensables pour Degas.

Après avoir capturé les poses alambiquées des danseuses, l’artiste s’en inspire pour ses dessins. Et parfois, il réunit plusieurs postures en un seul tableau. Ainsi, la danseuse paraît virevolter sur la scène, comme si elle reprenait vie devant nos yeux. Figer le mouvement pour donner l’impression que l’on bouge, c’est la formule secrète de Degas !

 

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Anecdote exclusive rédigée en collaboration avec Artips

“Rien en art ne doit ressembler à un accident, même le mouvement.”

Edgar Degas
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Edgar Degas, Danseuses, 1884-1885, pastel, Musée d’Orsay, Paris.
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