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Eugène Boudin, l’atelier de la lumière

MuMa, Musée d’art moderne André Malraux, Le Havre, du 16 avril au 26 septembre 2016

Riche de 325 oeuvres d’Eugène Boudin conservées dans ses collections, le MuMa se place au second rang, juste après le Musée d’Orsay, quant au nombre d’oeuvres de l’artiste. Cette impressionnante collection de peintures, dessins, aquarelles et gravures sera présentée pour partie lors de cette rétrospective qui entend apporter un éclairage nouveau sur l’art de cette figure pionnière de l’impressionnisme. Plus d’une centaine d’oeuvres, émanant de collections particulières comme de grandes collections publiques, françaises et étrangères a également été sollicitée et viendra enrichir le fonds du MuMa.

Dès la mort de Boudin à Paris en 1898, le musée a bénéficié de la générosité de son frère qui a légué,en 1900, un ensemble de plus de 220 pièces provenant  de l’atelier de l’artiste. S’enrichissant au gré des acquisitions et des nouveaux legs et dons (Marande, Senn-Foulds, Mathey), la collection du MuMa est donc l’une des plus importantes qui soit. Pour autant, aussi extraordinaire que cela paraisse, le musée n’a jamais consacré de rétrospective à cet artiste, en dehors de son propre fonds. La dernière grande exposition Boudin au Havre remonte à 1906, il y a tout juste 110 ans ! A cette époque, les collectionneurs havrais réunis au sein du Cercle de l’Art moderne, organisaient leur première exposition dans l’enceinte de l’hôtel de ville, àpartir des oeuvres de leurs propres collections.

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Eugène Boudin, Marée basse à Étaples, 1886, huile sur toile, 79 x 109 cm. Bordeaux, musée des Beaux-Arts
© Musée des Beaux-Arts de Bordeaux / L. Gauthier

Si Boudin n’est pas né au Havre, mais à Honfleur en 1824, il y est très lié. Il y a grandi, s’y est installé professionnellement (comme papetier !), puis s’est vu
aider par la municipalité par l’attribution d’une bourse pour aller se former à Paris, puis par l’achat de sa première oeuvre. Les amateurs d’art havrais ont d’ailleurs compté parmi ses premiers acheteurs. Et surtout, plus que tout autre peintre (à l’exception peut-être de Dufy un peu plus tard), il a trouvé dans le paysage portuaire havrais une source infinie d’inspiration, peignant tout au long de sa vie les quais et les bassins, le va et vient des bateaux, captant les infinies variations de l’atmosphère maritime de la ville. Mieux qu’aucun autre sans doute, parce qu’inscrit dans l’histoire personnelle de Boudin, le MuMa est à même de raconter de manière sensible le parcours artistique de ce peintre. Par sa position de figure de proue à l’entrée du port du Havre, tant de fois peint par l’artiste, par son architecture moderne qui permet au regard d’aller librement des sites réels à leurs représentations, et de s’imprégner de cette lumière de l’estuaire, il offre la possibilité extraordinaire de redécouvrir cet artiste dans l’environnement qui l’a inspiré.

Commissariat

Anne-Marie Bergeret et Laurent Manoeuvre, commissaires scientifiques.
Annette Haudiquet et Virginie Delcourt, commissaires générales.

Exposition organisée par le MuMa – Musée d’art moderne André Malraux, Le Havre et la Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais, avec le soutien
exceptionnel du musée d’Orsay.

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Femme en robe bleue sous une ombrelle, vers 1865, huile sur carton, 22,1 x 31,8 cm. Le Havre, musée d’art moderne André Malraux
© MuMa Le Havre / Florian Kleinefenn
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Dans les salles du musée
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