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John Singer Sargent (détail), Jacques-Emile Blanche, vers 1886 Huile sur toile, 82 x 60 cm Rouen, musée des Beaux-Arts
© Musées de la Ville de Rouen/ Photographie C. Lancien / C. Loise
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Jacques-Émile Blanche,

portraitiste de la Belle Époque

Les Franciscaines, Deauville, du 14 mai au 18 septembre 2016

 

« Portraitiste je suis et veux l’être, portraitiste en tout et de tout. » ainsi se revendique Jacques-Émile Blanche (1861-1942) dans le chapitre Mes premiers portraits de La pêche aux souvenirs (1949). Portraitiste incontournable de la société du tournant du XIXe et de la première moitié du XXe siècle, Jacques-Emile Blanche côtoie les plus grandes figures de son temps, tant à Paris qu’en Normandie. En 1902, il acquiert en effet une grande propriété à Offranville (Seine-Maritime) baptisée le manoir du Tôt où il résidera tous les étés jusqu’à sa mort. Dans le cadre enchanteur de cette demeure, il reçoit le tout Paris littéraire, politique et artistique. Si Stravinsky, Cocteau, ou Anna de Noailles - dont il réalise les portraits - écrivent l’histoire des arts avec un « H », ils écrivent aussi l’histoire de Deauville, alors en plein essor. Le style de Jacques-Emile Blanche, tout à la fois vivant et d’un grand raffinement, emprunte à des sources d'inspiration tant britannique que française. Maurice Denis décrira les portraits de Blanche comme « un ensemble précieux pour les historiens de l’avenir ; cette galerie est le Panthéon d’une époque. » Afin d’inscrire les Franciscaines dans le paysage des prochaines grandes expositions, la ville de Deauville participe au prochain Festival Normandie Impressionniste.

 

Grâce au soutien du Musée des Beaux-Arts de Rouen, ce sont les liens entretenus par le peintre avec ses contemporains, fidèles à la Normandie et tout particulièrement Deauville, que dévoile l’exposition. Les portraits d’André Gide, d’Éric Satie ou de Jean Cocteau figurent parmi les vingt-cinq oeuvres sélectionnées, aux côtés de ceux d’Anna de Noailles, d’Igor Stravinsky ou des parents de l’artiste. Un catalogue accompagne l’exposition et un documentaire de 10 minutes retraçant la vie de Jacques-Emile Blanche est diffusé.

Commissariat :

Sylvain Amic, Diederik Bakhuÿs, Anne-Charlotte Cathelineau, Annie Madet-Vache et Iman Moinzadeh

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Jacques-Emile Blanche, La Mère de l’artiste, 1890. Huile sur toile, 120,5 x 106,5 cm, Rouen, musée des Beaux-Arts
© Musées de la Ville de Rouen / Photographie C. Lancien / C. Loisel