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Edouard Manet, L’automne, 1882
© Col. Musée de Nancy
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L’impressionnisme

ou le portrait d’une nouvelle société

Musée de Louviers, 16 avril au 26 septembre 2016


Pour cette nouvelle exposition, des oeuvres d’artistes de premier plan sont présentées : Monet, Pissarro, Manet, Gauguin, Renoir, Cals, Guillaumin, Bracquemond, Rouart, Carolus-Duran et nombreux autres ainsi que des photographies de Nadar.

Les artistes impressionnistes ont tous traité le portrait de façon très remarquable, mais la période correspondante à l’avènement de cette nouvelle forme picturale est à rapprocher de l’essor de la photographie. Le métier du peintre, dont le portrait constituait une part non négligeable de la production, va se transformer et la peinture en perdre l’exclusivité. Bien sûr il n’y a pas deux histoires de l’art différentes, une de la peinture et l’autre de la photographie. Il y a des emprunts et des glissements d’une technique sur l’autre, les deux permettant d’élargir le regard. Cette concurrence entre les deux pratiques artistiques va, d’une certaine façon, dédouaner les peintres de la nécessité d’une représentation formelle de leur sujet et leur permettre une plus grande liberté de traitement et d’invention. C’est le visage d’une nouvelle société qui se fait jour, prémices de la modernité en opposition à une certaine tradition. Cette modernité qui se traduit en peinture par une liberté de trait et de traitement des sujets est avant tout une posture intellectuelle délibérée qui veut tourner le dos au conservatisme ambiant véhiculé par les Salons. Cette modernité c’est également celle que la Troisième République va porter, mettant un terme au dogmatisme académique prôné sous le Second Empire.

Commissariat :

Philippe Piguet et Michel Natier

titre
Edouard Manet, L’automne, 1882
© Col. Musée de Nancy