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Virtual Exhibitions

L'atelier de la nature, 1860-1910

11.09

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Avec plus de 90 toiles, lithographies et aquarelles, le musée des impressionnismes (Giverny) propose un panorama de l’art du paysage tel qu’il fut pratiqué par les artistes américains durant la période de l’impressionnisme français.

L’évolution de l’art du paysage chez les artistes américains

Avec l’exposition « L’Atelier de la nature, 1860-1910 : Invitation à la Collection Terra », le musée des impressionnismes Giverny rend hommage à son histoire et à ses origines. Avant de se consacrer au mouvement impressionniste, il fut en effet précédé par un musée d’art américain, fondé par Daniel J. Terra et la Terra Foundation for American Art. C’est donc tout naturellement que le musée des impressionnismes Giverny propose de retracer l’évolution de l’art du paysage chez les artistes américains grâce aux superbes œuvres des XIXe et XXe siècle de la collection de la Fondation, présentées aux côtés d’importants prêts de plusieurs institutions françaises, dont le musée d’Orsay et la Bibliothèque Nationale de France.

L’Hudson River School et l’exploration de l’Ouest américain

L’exposition s’ouvre sur la dernière période de « l’Hudson River School », un groupe de peintres paysagistes. Asher Brown Durand, membre de cette école informelle, conseille aux élèves de travailler en plein air et de se confronter à « l’atelier de la nature ». L’authenticité caractérise ainsi les paysages et marines au style soigné et précis, exécutés dans les années 1870. La représentation de l’immensité des vastes espaces américains côtoie des scènes à échelle humaine : entre 1860 et 1880, les campagnes d’exploration de l’Ouest américain sont documentées par des milliers de photographies qui font découvrir, à travers le pays mais aussi à l’étranger, les paysages américains grandioses. Ces photographies influencent alors la peinture de paysage.

James Abbott McNeill Whistler : une nature transcendée par l’imagination

James Abbott McNeill Whistler rejette l’imitation servile de la nature et invente une nouvelle vision du paysage. Le « mouvement esthétique » anglais et l’art japonais nourrissent son imagination. Surfaces décoratives et harmonies subtiles de tons sont la marque de son art. Formidable graveur, il expose et vend ses estampes en Europe et aux États-Unis, influençant ainsi une nouvelle génération d’artistes.

Les « paysages de l’esprit » ou « paysages d’émotion »

L’art de Whistler pousse les artistes américains vers une interprétation intime et romantique plutôt que vers une représentation fidèle de la nature. Les œuvres réalisées par George Inness dans les années 1870 et 1880 sont évoquées par les critiques comme des « paysages de l’esprit » ou des « paysages d’émotion ». L’École de Barbizon influence les peintres américains installés en France, qui en adaptent les tonalités et les touches.

Les artistes américains à Giverny : rencontre avec l’impressionnisme

C’est également à cette époque que les premiers artistes américains arrivent à Giverny. Pendant les 30 années qui suivent l’installation de Claude Monet dans le village en 1883, la présence du maître de l’impressionnisme attire des centaines d’artistes internationaux, notamment américains, qui y élisent domicile à leur tour et y forment une colonie. Les peintres américains abandonnent progressivement le style de l’École de Barbizon au profit de couleurs plus vives et d’une touche plus libre, caractéristiques de l’impressionnisme.

L’adaptation de l’impressionnisme européen aux paysages américains

À leur retour aux États-Unis dans les années 1890, les artistes cherchent à reproduire les préceptes issus de l’impressionnisme. Toutefois, l’adaptation des techniques picturales européennes aux paysages américains représente un défi, en raison de la différence de lumière et d’atmosphère. Aux paysages ensoleillés, aux couleurs vives et à la touche rapide, inspirés de l’impressionnisme, répond un réalisme de style plus âpre. Celui-ci mène, à l’orée du XXe siècle, à une nouvelle approche de la peinture.

De 1860 à 1910, l’art du paysage américain ne cesse d’évoluer, passant d’une représentation réaliste de la nature à une interprétation intime pleine d’émotion, puis à une assimilation des principes de l’impressionnisme. L’exposition « L’Atelier de la nature, 1860-1910. Invitation à la Collection Terra » retrace cette évolution, d’Alfred Thompson Bricher à John Leslie Breck, en passant par James Abbott McNeill Whistler et William Merritt Chase.
  • Robert Vonnoh, Coquelicots en France, 1888, Huile sur toile, 30,8 x 51,1 cm, Chicago, Terra Foundation for American Art, Collection Daniel J. Terra, 1987.9
    © Terra Foundation for American Art, Chicago