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Eugène Modeste Edmond Le Poittevin

1806 > 1870

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France

Peintre


Eugène Modeste Edmond Poidevin naît à Paris le 31 juillet 1806. Lorsque vingt ans plus tard, il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts, c’est encore sous ce nom, qu’il modifiera ensuite en Poitevin, Lepoitevin puis Le Poittevin, nom qui sera porté sur son acte de décès en 1870.
Il fréquente l’atelier de Xavier Leprince (1799-1826) puis entre à l’École des Beaux-Arts en 1826, où il est l’élève de Louis Hersent (1777-1860), peintre d’histoire et de portraits, et paysagiste au goût marqué pour les scènes anecdotiques.
Il échoue de peu au concours pour le prix de Rome de 1829, auquel il participe dans la catégorie paysage historique avec La mort d’Adonis. Il ne se représentera pas pour le prix de Rome, et se tourne dès-lors vers les paysages maritimes. À la même époque, il devient un fidèle d’Étretat qu’il découvre avec Eugène Isabey vers 1831.
Entre 1827 et 1870, Eugène Le Poittevin présente chaque année plusieurs tableaux au Salon parisien. S’il est apprécié pour ses scènes historiques et ses batailles navales, ce seront les pêcheurs locaux qui retiendront d’abord son intérêt à Étretat. Pêcheurs, femmes de marins qui attendent le retour des barques, hobereaux, chasseurs, lavandières ou baigneurs peuplent ses tableaux dans une manière où le pittoresque le dispute au réalisme. Il s’intéressera ensuite aux adeptes des bains de mer, alors en plein essor, s’affranchissant progressivement des thématiques classiques ou historiques.
En 1843, Le Poittevin est fait chevalier de la Légion d'honneur, puis obtient en 1849 le titre de Peintre de la Marine.
Résidant à Étretat une grande partie de l’année, Le Poittevin devient l’hôte fréquent et hospitalier des artistes de passage, amis parisiens ou anciens collègues des Beaux-Arts. Parmi les amis qui sont reçus à sa villa, « La Chaufferette », les plus proches sont Hippolyte Bellangé (1800-1866), conservateur du musée de Rouen, Pierre-Jules Mêne (1810-1879), sculpteur animalier et son gendre, le sculpteur Auguste-Nicolas Caïn (1821-1894). Ils forment un chaleureux cercle d’artistes, qui égaient le village de leurs plaisanteries.
En 1869, Gustave Courbet peint sa fameuse série des Vagues depuis l’atelier de Le Poittevin.
À son décès, le peintre Eugène Bellangé indique : « Les habitants [d’Étretrat] n’oublièrent point Le Poittevin. Une messe organisée par quelques bons amis […] fut dite après sa mort, à l’église du village […]. Artistes, paysans, propriétaires ou châtelains s’y trouvaient confondus. Des pêcheurs mêmes s’y étaient donné rendez-vous. »