Mika Ninagawa

L’artiste japonaise derrière le nouveau spectacle Cathédrale de Lumière_Floraison sauvage

Portrait de l’artiste

L’art de Mika Ninagawa est dynamique, animé par des couleurs saturées et des fleurs de cerisier. Passionnée de photographie depuis l’enfance, elle explore aussi la peinture, le graphisme et le théâtre. Elle considère la photographie comme un moyen de saisir des émotions fugitives et des instants uniques.

Dans les années 1990, elle devient une figure du mouvement japonais de la « Girly Photo », une tendance qui a incité des millions de jeunes filles japonaises à documenter leur quotidien. Son univers, à la fois pop et poétique, brouille les frontières entre réalité et imaginaire. Le sakura est l’un des symboles récurrents de son œuvre.

Et l’impressionnisme, alors ?

Dans le cadre de sa 6e édition “Impossible Jardin”, le Festival Normandie Impressionniste a invité Mika Ninagawa pour rendre hommage à Claude Monet dont nous fêtons en 2026 le centenaire de sa disparition.

Figure mythique du mouvement Impressionniste, Claude Monet a dédié les dernières années de sa vie à son jardin de Giverny en le concevant et en le peignant. De ce jardin est né, une multitude de chef d’œuvres dont la série des nymphéas.

Claude Monet, Nymphés, 1904, Huile sur toile
Claude Monet, Nymphéas, 1904
Huile sur toile, 89×92 cm, © MuMa Le Havre / David Fogel

À cette occasion, le festival a invité l’artiste japonaise Mika Ninagawa à photographier la région de Giverny au Mont Saint-Michel, en passant par la Roseraie de Grand-Quevilly.  

Cette exploration du territoire vous est présentée aujourd’hui dans ce spectacle mêlant les paysages normands et des vues urbaines de Tokyo venant habiller la cathédrale de Rouen.  

Ce monument a profondément inspiré Claude Monet, qui lui a consacré une série d’environ 30 tableaux. Il y observe les changements de lumière et d’atmosphère au fil du temps, cherchant à capturer des instants uniques et fugaces. 

Aujourd’hui, Mika Ninagawa poursuit, à sa façon, cette démarche : à travers ses photographies, elle met en valeur la lumière, les couleurs et la nature pour saisir, elle aussi, la beauté de l’instant éphémère.

Lire l’œuvre

Lors du spectacle, vous découvrirez de nombreuses images issues de la culture japonaise dont nous vous proposons la lecture :

Le sakura, ou cerisier en fleurs, est un symbole important au Japon. Sa floraison très brève au printemps est associée à la beauté éphémère de la vie et au passage du temps.


L’« œil de Shinjuku » fait référence à la fois à l’ambiance visuelle du quartier de Shinjuku à Tokyo, connu pour ses néons et son activité intense, et à une sculpture en forme d’œil située dans sa station de métro. Ensemble, ils évoquent le regard porté sur la ville moderne, entre mouvement, lumière et observation constante des passants.

Les ombrelles japonaises, appelées wagasa, sont des parapluies traditionnels fabriqués en papier et en bambou. À l’origine utilisées pour se protéger du soleil et de la pluie, elles sont aujourd’hui aussi des objets décoratifs et culturels. Elles sont souvent associées à la danse, au théâtre et aux arts traditionnels japonais.

Les carpes koi sont des poissons très présents dans la culture japonaise. Élevées dans les jardins et les bassins, elles sont appréciées pour leurs couleurs variées et leurs mouvements gracieux. Elles symbolisent souvent la persévérance, la force et la chance.